Acid Mothers Temple Petit Bain Deux Boules Vanilles White Heat

Acid Mothers Temple au Petit Bain

Le concert commence vers 20h dans la salle du Petit Bain avec le groupe Deux Boules Vanilles. On y trouve deux batteurs lançant des boucles électroniques avant de s’en donner à cœur joie sur leurs instruments. Des synthés analogiques et des rythmes de batteries prononcés donc pour un rendu electro-kraut et une musique propice à la transe. Si le public reste assez épars, nous sommes maintenant bien préparés à la suite de la soirée.

White Heat suit sur scène et me convainc moins. Un peu trop maniéré  et trop sous-Sonic Youth. J’en profite pour me recharger au bar et dépenser mes deniers sur le merch des japonais.

Acid Mothers Temple Deux Boules Vanilles White Heat Petit Bain

Acid Mothers Temple prend ensuite la relève et commence son set par un de leur classique : une minutes de bruit, larsens et autre feedbacks pour réveiller le public avant de le faire voyager vers d’autres dimensions.

Le premier morceau  suit avec son riff monstrueux, le collectif japonais ayant surement invoqué l’esprit de Black Sabbath pour le concert de ce soir. La guitare de Makoto Kawabata commence à nous emmener vers la route des étoiles aidée par les étranges sons produits par le synthé et le thérémine d’Higashi Hiroshi, au regard toujours aussi contemplatif… Le set est plutôt énergique et valorise la nouvelle section rythmique avec Satoshima Nani à la batterie impressionnant de régularité et S/T à la basse.

A chaque nouveau show la formation donne l’impression de s’autoriser des écarts dans ses morceaux rock. Après l’intermède de flûte du set de l’année passée, on a le droit cette fois ci à un numéro burlesque donnée par Tabata Mitsuru, le deuxième guitariste. Coiffé d’une perruque rose et vêtu d’une robe avec des bas pour l’occasion, on a le droit à des levés de jambes, montée de jupe et dévoilement d’un string, le tout perché sur les amplis et au son d’un solo d’harmonica joué par Higashi… Assez aguicheurs ces japonais !

Puis les riffs de guitares reprennent pour un morceau teinté d’harmonica et d’une ambiance 70’s. Dans la deuxième partie de son set le groupe joue ses classiques dans des versions un poil plus énervées que d’habitude, la nouvelle section rythmique infatigable devant y être pour quelque chose. On a donc l’occasion de réécouter « Pink Lady Lemonade » et « OM Riff ».

Au final, Acid Mothers Temple prouve avec ce concert qu’il a encore beaucoup à offrir à la sphère psychédélique, même si je ne peux m’empêcher pour ma part d’être un peu triste du départ de l’immense Tsuyama Atsushi…

Et pour les curieux, leur set live pour Boiler Room (de bonne qualité) avec la nouvelle formation et à peu près la même set list :

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