Octavia Butler – La parabole du semeur & La parabole des talents

La Gaité Lyrique vient de lancer le cycle de rencontres intitulées Afrocyberféminismes, en s’inspirant de l’œuvre de l’écrivaine de science-fiction américaine Octavia E. Butler.

Les rencontres s’appuient notamment sur la cyberculture qu’Octavia E. Butler développe dans son roman Le Motif, avec une métaphore anticipée d’Internet et de l’intelligence artificielle, pour s’interroger sur identité africaine.

Décédée en 2006 à l’âge de 56 ans, elle a conclu son œuvre avec un autre cycle très fort, le diptyque La Parabole du Semeur (1993) et La Parabole des Talents (1998) qui a reçu le prix Nebula. Dans ce cycle elle s’intéresse avant tout à l’humain dans une Amérique où sévit le marasme économique et la montée du communautarisme.

Ces romans sont une véritables mise en garde. Le monde ne basculera pas dans le chaos à cause d’une apocalypse. Non, le poison du repli sur soi s’insinue plus subtilement, plus sournoisement. C’est donc chaque jour qu’il faut s’ouvrir à l’autre, car si l’on n’y prend pas garde, sans que l’on s’en rende compte, il sera trop tard…

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La Parabole du semeur est un livre très rafraîchissant, simple et profond. A l’image de l’héroïne, un brin naïve, mais dont les propos donnent souvent matière à réflexion.

Le titre est très bien choisi, puisque que ce premier livre sème une graine, qui éclora par la suite dans le second tome, tout aussi captivant !

La Parabole des Talents possède également un style d’écriture simple, bien que son récit soit assez dur, il ouvre plein de portes. L’écriture a mûrie par rapport au premier tome, afin de marquer l’âge et la maturité acquise par la narratrice. L’auteur y aborde les religions sur plusieurs fronts : leurs émergences, paroles, manipulations…

Au-delà des messages, l’aventure humaine qui se joue est tout bonnement incroyable et terrifiante. Car le monde qui nous est décrit ne paraît malheureusement pas si loin du nôtre… Les deux livres abordent des thèmes difficiles, mais gardent un ton optimiste salutaire.

Lorsqu’on demande à l’auteure si elle préfère qu’on retienne le récit ou les messages, elle déclare:

« Si c’est l’histoire, c’est réconfortant pour mon boulot d’écrivain. Mais si ce sont les messages, je pense que c’est beaucoup plus utile.« 

Pour ma part j’ai été aussi bien marqué par l’un que par l’autre…

Pour avoir plus d’information sur le cycle de rencontres de la Gaité Lyrique c’est ici.

 

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