Les meilleurs films sur la fin du monde

La fin du monde est un sujet qui a été beaucoup traitée au cinéma. Que ce soit du côté de l’attente de l’apocalypse, son déroulement, ou la survie après le cataclysme. Ce dernier constituant un genre en lui-même, le post-apocalypse, qui renferme quelques perles et un nombre incommensurable de navets à budgets variés. On se propose de vous faire une sélection de nos films favoris dans le domaine. Qui sait, ça pourrait peut-être servir un jour…

On passera les précurseurs du genre, tels que La Fin du Monde d’Abel Gance ou Cinq Survivants (Five) d’Arch Oboler et Le Monde, la chair et le diable (The World, The Flesh and the Devil) de Ranald MacDougall que Roger Corman pompera allègrement dans ses films La Dernière Femme sur Terre (Last Woman on Earth) et Day the World Ended. Pareil pour les films cultes comme Mad Max qui nous semblent déjà assez connus.

L’attente
Jusqu’au bout du monde (Bis ans Ende der Welt) de Wim Wenders (1991)
À l’aube du XXIe siècle, alors que la Terre est menacée par un satellite atomique dont on a perdu le contrôle, Claire Tourneur va parcourir le monde à la poursuite de Trevor McPhee dont elle est amoureuse…

Un film épique, divisé en trois parties, qui nous fait voyager jusqu’au bout du monde avec les protagonistes. Le film nous offre de magnifiques paysages et bascule dans la science-fiction contemplative dans sa dernière partie. Jusqu’au bout du monde est aussi une ode à la diversité culturelle de notre planète, sa première partie mettant en scène une course-poursuite géante entre plusieurs personnages à travers le globe. Wim Wenders arrive à rendre esthétiquement un futur assez proche. Il y anticipe assez comiquement des dérapages de notre société d’aujourd’hui. La dernière partie est aussi terrifiante que magnifique. Enfin, mention spéciale à la bande son qui devient de plus en plus mélancolique, suivant les images… Prenez garde car la vision de ce film donne une terrible envie de voyage et d’évasion !

Melancholia de Lars von Trier (2011) et 4:44 Last Day on Earth d’Abel Ferrara (2012)
Melancholia

Deux films sortis à une année d’intervalle qui se ressemblent en proposant de se concentrer sur un microcosme (une famille et un couple) qui attend l’inéluctable. Si les deux films possèdent une ambiance similaire, avec un sentiment d’oppression grandissant, ils restent singuliers. Le film de Lars von Trier semble plus poétique alors que le métrage d’Abel Ferrara paraît plus réaliste, avec ses personnages devenant irrationnels à mesure qu’on approche de la fin. Au final, si 4:44 Last Day on Earth fait moins rêver que Melancholia, il offre plus de réflexion sur notre comportement dans une telle éventualité.

These Final Hours de Zak Hilditch (2014)
À douze heures de la fin du monde, avant qu’un terrible événement n’éradique la vie sur Terre, James traverse une ville où le crime règne en maître pour se rendre à une fête phénoménale. En chemin, il sauve à contrecœur la vie d’une fillette, prénommée Rose, qui recherche son père. Tandis que l’échéance fatale se rapproche, James, désormais investi d’une nouvelle responsabilité, est contraint de remettre en question ses priorités.

Encore l’attente qu’un cataclysme ravage tout, deux années après Lars von Trier et Abel Ferrara ? Et oui… Le pire c’est que These Final Hours est une réussite ! La faute à un personnage principal lâche et presque antipathique au début, auquel on finit par s’attacher au fur et à mesure de sa rédemption. Son salut viendra donc d’une petite fille interprétée par une actrice formidable. Par rapport aux deux autres films, l’action prend part en plusieurs endroits, comme une sorte de road movie de fin du monde. Fait assez rare, pour un film pré apocalypse, These Final Hour donne une vision assez optimiste de l’humain à travers ses personnages principaux. Mais ce n’est pas pour autant que vous n’aurez pas un coup de blues à la fin…

 

L’apocalypse
Le Dernier Rivage (On the Beach) de Stanley Kramer (1959)
Après que l’horreur nucléaire se soit abattu, l’Australie est le dernier continent survivant dans l’attente inexorable d’être atteint à son tour par les mortelles radiations. Un sous-marin américain fait alors escale, redonnant un mince espoir à certains.

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Un film qui saisit parfaitement l’angoisse suite à un cataclysme radioactif. La fin du film dénote par rapport à ce qui se faisait alors à Hollywood et en fait un brûlot contre les armes nucléaire des plus saisissant. La présence d’acteurs de la trempe d’Ava Gardner ou Gregory Peck lui donne encore plus de cachet. Datant de 1959 Le Dernier Rivage n’a pourtant pas pris une ride est reste l’un des meilleurs film sur le sujet. There is still time… brother.

Le Dernier Testament (Testament) de Lynne Littman (1983)
Une guerre nucléaire surprend les habitants d’une petite ville de la région de la baie de San Francisco. Bien que la ville soit intacte, les radiations arrivent avec leur lot de victimes, tandis que les survivants tentent de faire face à ce désastre.

Testament

Un film très dur, puisqu’il raconte les effets d’une attaque nucléaire importante de façon ultra réaliste. N’étant pas très calé sur le sujet, on ne saurait dire si ça se passerait exactement comme ça, mais en tout cas on y croit. Ici pas de scorpions mutants ou de courses poursuites en voitures dans le désert, mais juste une petite ville qui se désagrège peu à peu. Si ce réalisme donne une sensation de malaise, au fur et à mesure que le film avance il fait véritablement sa force. Bouleversant, dans la ligné du Dernier Rivage, il est peut-être encore plus poignant que ce dernier.

La Maladie de Hambourg (Die Hamburger Krankheit) de Peter Fleischmann (1979)
Un film spécial qui diffère des deux précédant. Il n’est en effet pas question ici d’attaque nucléaire, mais d’une étrange maladie qui semble frapper au hasard et à grande échelle. La Maladie de Hambourg mélange tristesse, humour absurde, poésie et folie, avec brio !

La grande force du film réside dans ses personnages. Tous plus incroyables les uns que les autres, légèrement atypiques et auxquels on s’attache pourtant sans problème. Ils viennent, s’en vont et reviennent comme dans un ballet de fin du monde. L’autre bon point est le traitement de la maladie. Le doute plane, la maladie viendrait-elle simplement de la peur d’être malade ? Du conditionnement ? De nos émotions ? De nos souvenirs ? De nos rêves ? Ou simplement de la folie humaine ? Même la musique de Jean-Michel Jarre est belle. Parfois mélancolique et hypnotique, elle semble avoir un rôle à jouer…

On s’adapte comme on peut à cette étrange épidémie, certains y voient un rôle de sélection naturelle, un mal nécessaire pour relancer l’économie et mettre à la poubelle des concepts aussi dérangeant que l’écologie. D’autres se perdent, en même temps que leurs repères ou semblent parfaitement s’adapter et continuent comme si de rien… Enfin, quelques uns n’hésitent pas à carrément profiter de la situation. Un très beau film sur les psychoses humaines, remplit de surprises, comme sa fin… osée !

 

L’après
The Survivalist de Stephen Fingleton (2015)
La fin des réserves de pétrole a entraîné la quasi extinction de l’espèce humaine. Un homme s’est établi dans une cabane en pleine forêt où il survit tant bien que mal. Mais l’arrivée de deux femmes en quête de nourriture va bousculer sa discipline de vie…

Survivalist

Tout simplement l’un des meilleurs films post apocalyptique. Oubliez tous les clichés du genre, The Survivalist se les épargne (presque) tous pour se concentrer sur ce qui nous intéresse. On y parle donc survie. Plusieurs scènes montrent le personnage dans sa vie de tous les jours : comment il fait pousser des plantes dans un sol peu riche, comment il s’alimente en huile, comment il guérit ses blessures… Mais le film aborde aussi la condition humaine dans ce type de monde et la confiance. Comment faire confiance à quelqu’un dans un monde ou tout manque et où le chacun pour soi est roi ? The Survivalist aborde d’autres sujets intéressants et bien traités. Une chose est sûre, ce film va vous surprendre.

Apocalypse 2024 (A Boy and His Dog) de L. Q. Jones (1975)
En 2024, après la quatrième guerre mondiale qui a éradiquée la civilisation en cinq jours, deux êtres errent parmi les restes du monde : un jeune homme débrouillard mais inculte, et son chien télépathe à l’intelligence aiguë, qui est le mentor de son compagnon. A eux deux il vont devoir affronter les dangers qui parsèment l’existence…

Un film post apocalyptique des plus intéressant et original. Au vu du titre français, Apocalypse 2024, on peut s’attendre à un gros navet, mais au bout de quelques secondes lorsqu’on réalise que le chien est un télépathe, la vision du film change radicalement. Car si l’idée est déjà géniale en soi, le tempérament bien trempé de l’animal suffirait presque à porter le film à lui seul.

Outre la relation spéciale entre le garçon et son chien, superbement exploité et qui donne lieu à quelques révélations, le film nous propose d’autres trouvailles de génie. L’univers présenté est rude, il n’y fait pas bon être une femme, mais pourtant remplit d’humour et d’ironie à travers les dialogues entre le garçon et l’animal. Vers la fin, le film glisse peu à peu vers de la SF anticipative/dystopique en gardant le même ton, mais en mettant en avant d’autres idées. On n’a pas le temps de s’ennuyer devant A Boy and His Dog. La fin est géniale et le met profond à tous les films hollywoodiens d’aujourd’hui !

La Route (The Road) de John Hillcoat (2009) et It Comes at Night de Trey Edward Shults (2017)
Route
Deux films post-apocalyptiques centrés sur les relations familiales. On note toutefois une différence. La Route adopte une approche réaliste de la survie dans un monde ravagés où encore une fois le-chacun-pour-soi fait loi, tandis que It Comes at Night possède une atmosphère quasi fantastique. Deux films émouvants qui ne nous laisse pas indifférents.

 

Hors-catégorie
Bellflower d’Evan Glodell (2011)
Deux amis se préparent à une apocalypse nucléaire en construisant armes et véhicules de destruction. Mais une fille va venir tout perturber, avec des effets bien plus dévastateurs que leurs fantasmes apocalyptiques…

On suit donc deux amis, deux frères, emportés par la même passion. Evan Glodell le réalisateur, scénariste et producteur incarne aussi l’un deux. De plus, E. Glodell a décidé de faire ce premier film après une rupture amoureuse et d’y mettre toutes ses tripes. Cela ce ressent. On notera que le gus est un véritable touche à tout puisqu’en plus d’accaparer tous les postes de son long métrage, c’est aussi lui qui a construit divers objets pour le film : lance-flame, caméra, voiture… Une passion qu’il entretient depuis son plus jeune âge. Du coup, il plane sur le film un étrange sentiment d’autobiographie fantasmée.

On présente Bellflowers comme un croisement entre Mad Max et Larry Clark. Pour Mad Max ça n’ira pas plus loin que l’hommage. Pour Larry Clark, il y a certes un aspect teenage movie social, mais on y retrouve plus le ton de Thirteen de Catherine Hardwicke. Alors oui, Bellflower semble s’égarer et possède un propos nihiliste, mais est-ce que cela joue en sa défaveur ? Non, car ça lui va très bien !

Perfect Sense de David Mackenzie (2011)
Le monde est subitement frappé par une étrange épidémie qui détruit progressivement nos cinq sens…

Le cadre est assez original, la destruction des cinq sens c’est toujours plus intéressant que la grippe A, mais ce n’est de toute façon pas le centre du film. Perfect Sense s’attache sur la relation entre deux individus qui se rencontrent et essayent tant bien que mal de construire une relation dans ce chaos naissant.

Le film, tout en s’appuyant sur des effets déjà vus, arrive à générer sa propre ambiance poétique, bien que légèrement kitsch. Bizarrement on ressent presque envie de perdre également ses sens pour vivre l’expérience… avec la possibilité de les retrouver hein, on est pas fous non plus. Les messages intimistes de Perfect Sense sont plus convaincants que d’autres films épidémiques, à l’instar de Contagion et son propos malsain.

C’est La Fin (This is The End) de Seth Rogen et Evan Goldberg (2013)

Après avoir badé avec le visionnage de films précédents vous pourrez reprendre le goût du rire avec ce film bordélique, mais jouissif, où James Franco et sa bande de potes, incluant Emma Watson, Jonah Hill, Rihanna, Seth Rogen ou Aziz Ansari, affrontent la fin du monde en pleine soirée.

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