Sleep et Sofy Major au Trabendo (15/05/18)

Les concerts de Sleep sont toujours un événement. La réputation du groupe sur scène n’est plus à faire et ses passages en France sont plutôt rares. Leur dernière venue date de 2012 pour un concert dans le cadre de la Villette Sonique. C’est donc excités qu’on s’est rendu au Trabendo ce jour-là.

Lorsqu’on arrive sur place les clermontois de Sofy Major, chargé de première partie, sont déjà sur scène. Soyons honnêtes on ne connaissait pas en arrivant, même de nom. Et leur prestation donne envie d’en savoir plus ! Sans être très original leur noise rock sous influence stoner est diablement bien exécuté. Lorsqu’on voit l’énergie déployée par leurs morceaux on comprend pourquoi Unsane leur avait confié ses premières parties deux ans plus tôt. De nouveaux morceaux devraient arriver dans les mois à venir. L’affaire est à surveiller.

Suit une pause de quinze minutes, où peu de personnes seront allées se ravitailler en bière, histoire de ne pas perdre sa place près de la scène, puis les lumières s’éteignent pour laisser la place à Sleep. Véritablement institution du genre doom métal, le groupe est aimé même par ceux qui sont peu friand du genre, on peut dire que ce soir ils ont fait honneur à leur réputation.

Après une dizaine de minutes plongées dans le noir à écouter la conversation entre un cosmonaute et la NASA, qui auront bien chauffé le public malgré le nombre de joints allumés, le guitariste Matt Pike débarque devant son mur d’ampli. Toujours aussi à l’aise, torse poil et pantalon bien bas, il lâche les premières notes de « The Sciences ». Un morceau d’introduction parfait qui ouvre aussi le nouvel album du même nom, laché sur les internets il y a quelques semaines. Al Cisneros et Jason Roeder rejoignent à leur tour la scène et le groupe complet nous gratifie de ses morceaux les plus efficaces : « Marijuanaut’s Theme » (tiens, tiens…), « Holy Mountain », « Sonic Titan », « Antarticans Thawed »… Même s’ils sont peu communicatifs on sent que le groupe prend plaisir à être là et nous offre une prestation au top. Sur le jeu ultra carré de Jason Roeder à la batterie, Al Cisneros se promène sur le manche de sa basse saturée et Matt Pike nous abreuve de riffs en slide.

A la fin du dernier morceau on se faufile à l’arrière de la salle histoire de prendre du recul. Une initiative qui permettra de nous rendre compte à quel point le public est survolté. Lorsque surgit le boogie de « Dragonaut » tous les bras se brandissent, les têtes remuent en rythme, tout le monde à le sourire aux lèvres. Et c’est donc comblé par cette leçon de maîtres qu’on quitte la salle après 1h15 de riffs monstrueux. On remet ça quand vous voulez les gars !

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