Roger Waters Is This the Life We Really Want

Roger Waters – Is This The Life We Really Want ? (2017)

Roger Waters… mais, si tu connais forcément, c’était le leader et bassiste de Pink Floyd… ouais, c’est ça, Pink Floyd c’est le groupe qui chantait « we don’t need no education »… mais non il faisait pas le solo de guitare puisqu’il joue de la basse !

Et non seulement il n’est pas mort, mais en plus il continue à faire des disques. Qui a vu Roger Waters dans ses dernières tournées The Wall ou Us+Them sait qu’il tient encore la pêche. C’étaient même des concerts remarquables avec un dispositif scénique et une qualité sonore exceptionnels.

D’accord ses albums récents n’ont pas la superbe des Pink Floyd. Mais c’est quand même de la haute qualité. Pour tout dire c’est autre chose que les derniers disques de nombre de rock stars sur le déclin qu’on n’ose plus écouter pour pas se faire mal [qui a prononcé le nom de Gilmour ??].

Roger Waters nous a ainsi gratifiés en 2017 d’un excellent Is This The Life We Really Want ? dont plusieurs morceaux (Picture That ou Smell The Roses) rappellent la grande époque d’Animals.

Roger Waters, dont la colère et la rage demeurent intactes après 74 ans, a voulu produire un disque « de résistance, pas seulement à Trump, mais à tous les despotes, les dictateurs, les voleurs et à tous les incapables de faire le bien sur la planète ». Supplantant une orchestration dépouillée, sa voix se fait oppressante, caverneuse. Is This The Life We Really Want ? présente l’ambiance désespérée et pessimiste, violente et poétique, des Pink Floyd dont Roger Waters fut à la manœuvre. Ainsi les paroles de Picture That :

Picture a courthouse with no fucking laws
Picture a cathouse with no fucking whores
Picture a shithouse with no fucking drains
Picture a leader with no fucking brains
No fucking brains, no fucking brains

La musique est finalement à l’image de l’homme : elle n’a pas évoluée. Enfermée dans sa solitude et ses incertitudes. Les années n’ont apporté que davantage de tortures et de froide détermination.

J’ai lu ici et là que le disque n’était qu’un rafistolage de vieux riffs de Pink Floyd avec des paroles actualisées, mais qu’attendre d’autre d’un homme qui s’est lancé il y a des décennies dans une lutte sans merci et un combat sans fin. Il répète, oui, parce qu’il ne peut faire que cela, parce que le monde lui apporte toujours plus pour alimenter sa colère.

La tournée du disque était d’ailleurs d’une rare violence à l’égard de Donald Trump et j’aurais aimé voir l’ambiance dans les salles américaines…

Pour conclure, un bon album à écouter. Et à voir absolument en live.

 

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s