Paul Lynch – Un ciel rouge le matin (2014)

Une complainte irlandaise, voilà comment on pourrait résumer cette histoire qui décrit, dans les années 1830, toute la misère des habitants d’Irlande. Comme dans ces chants typiques de la région, c’est une histoire d’amour, de peine, d’exil, de voyage, d’alcool et de violence. De solitude.

Premier roman de Paul Lynch, 36 ans à la sortie du livre, Un ciel rouge le matin est magistral – et en plus bien traduit. On ne dévoilera pas ici l’histoire, disons qu’elle est simple et permet à l’auteur de déployer tout son talent dans le récit, à la façon d’une immense fresque où les personnages se fondent dans la pluie et les chevaux dans la boue.

On suivra Coyle, embarqué dans une fuite sans fin, espérant sans y croire revoir sa famille, et Faller, qui le pourchasse avec une ardeur surnaturelle. Un personnage si étrange qu’on doute de son existence en réalité, n’est-ce pas tout simplement le passé qui nous poursuit toujours, aussi loin que nous puissions fuir ?

Et pourtant, Coyle, d’une force de caractère toute irlandaise, s’entêtera aller toujours de l’avant, à franchir toutes les épreuves, à continuer alors même que sa cavale n’a pas de sens.

Un beau livre, qui se lit vite tant l’écriture est immersive.

Un ciel rouge, le matin (Red Sky in Morning) de Paul Lynch, traduit de l’anglais (Irlande) par Marina Boraso, Albin Michel, 288 p

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