The Americans, la fin des espions

Le clap de fin a résonné pour The Americans, la série crée par Joe Weisberg ancien de la CIA et diffusée sur FX aux Etats-Unis, ainsi que sur Netflix. Le show s’est terminé avec un final émouvant qui n’échappe pas à certaines lourdeurs, mais qui conclu avec brio l’une des meilleures séries de ces dernières années.

L’histoire de The Americans, c’est la vie de Phillip et Elizabeth Jennings, deux espions russes infiltrés aux Etats-Unis pendant la guerre froide sous la couverture d’un couple middle life tout ce qu’il y a de plus banal : une maison en quartier résidentiel, deux enfants et une boite d’agence de voyage à faire tourner. Leur vie devient plus compliqué lorsqu’un agent du FBI s’installe en face de chez eux. Le récit s’inspire d’un fait divers de 2010, lorsque le FBI arrête un couple, Donald Heatfield et Tracey Foley, devant leurs enfants qui découvrent médusés que leurs parents étaient des espions russes.

Plutôt boudée par les récompenses, à part l’American Institue Awards qui l’a sacrée quatre fois d’affilée dans le Top 10 TV Shows of the Year, avec une audience relativement basse, la série fait pourtant partie des meilleurs shows de cette décennie et l’une des rare à ne pas s’essouffler sur la longueur, voir à se bonifier continuellement au fil des saisons.

Oubliez 24 Heures Crono, Homeland et autres James Bond contemporains, The Americans fait le pari d’un rythme lent, avec des explosions d’adrénaline décimé avec parcimonie. La majeure partie du temps on s’attarde sur la vie domestique du couple, sa relation à l’autre, leurs sentiments envers leurs pays d’origine et d’accueil, leur spiritualité, l’éducation de leurs deux enfants, leur regard vers l’avenir… Les scènes de missions sont longues et silencieuses. Loin d’être un écueil, c’est ce qui fait toute la force du show. Si ce rythme demande un effort au début, il finit par nous emporter. Après tout, les meilleures séries se jugent sur la longueur et à l’heure du final, le pari s’avère gagnant.

Le show s’appuie également sur des détails historiques. La série a d’ailleurs été saluée par beaucoup d’anciens agents pour son réalisme. Si la vie des agents infiltrés était, parait-il, encore moins rythmé que dans la série, la retranscription des services de renseignements, les technologies et stratégies d’espionnages utilisées retranscrives parfaitement la réalité. Les nombreux déguisements du couple, même s’ils font parfois sourire, font partis intégrante du show en accentuant la perte de repère des personnages et des spectateurs. Phillip et Elizabeth semblent parfois perdues entre leurs multiples identités. Des alias qui permettent aussi la démultiplication de leur jeux d’acteurs. Et puisqu’on parle de jeu, il est aussi important de souligner la solidité du casting puisque si le trio d’acteurs vedettes est bluffant, il en va de même pour tous les seconds rôles.

En bref, si The Americans ne sera surement pas la meilleure série de la décennie, elle vole dans le groupe de tête et nul doute qu’elle fera date pour ceux qui l’ont suivi jusqu’au bout !

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