Amalia Omar Rodriguez Lopez Etrange Festival 2018

Etrange Festival 2018 jour 9 : l’utilisation excessive des symboles christiques dans Amalia

Avant de vous parler d’Amalia, le dernier film d’Omar Rodriguez-Lopez connu pour être le guitariste d’At the Drive-Inn et de The Mars Volta, revenons un petit peu sur Los Chidos son film précédent.

Los Chidos était lui aussi au programme de l’Étrange Festival, pour l’édition de 2012.  Avant la séance, j’étais à la fois ravis et anxieux. Ravi car j’allais pouvoir poser mes yeux dessus et anxieux car connaissant le gus, je craignais que ce passage derrière la caméra pour un long métrage ne soit qu’un caprice artistique qui ne donne pas grand chose. Lors de la vision, j’avais été complètement rassuré, le film est une petite perle !

https://www.youtube.com/watch?v=OYfZrltu5qI

Avec Los Chidos, Omar Rodriguez-Lopez nous avait pondu un film complètement fou. Connaissant son oeuvre musicale plutôt sérieuse, du moins dans l’ambition, j’ai été ravis de le voir dans un tout autre registre, le métrage est complètement absurde. Il sait ne pas se prendre au sérieux et pose un regarde très cynique sur son pays d’origine, le Mexique.

Los Chidos surprend, nous explose à la figure et nous fait rire de toutes les couleurs. C’est une sorte de croisement entre l’univers de Jodorowsky, celui des Monty Python avec cette touche latine qu’on retrouve notamment chez Almodovar. Il y a quelques scènes excessives, mais… tant mieux ! Si vous êtes rentré dans le film à ce moment vous l’apprécierez d’autant plus et sinon… c’est qu’on ne peut plus rien faire pour vous, vous n’avez plus qu’à rentrer au couvent !

Bref, j’étais content de voir un artiste que j’apprécie énormément pour sa musique s’en sortir aussi bien dans un autre domaine.

Los Chidos Omar Rodriguez Lopez
« Celui qui ne critique pas sa culture n’aime pas sa mère. Moi j’aime ma mère, alors j’ai fais ce film… » – Omar Rodriguez-Lopez

Hélas, le moins que l’on puisse dire c’est qu’il n’est pas arrivé à récidiver avec son dernier film en date, Amalia, également présenté dans le cadre de l’Étrange Festival. Le métrage est loin d’être inintéressant, visuellement c’est beau, mais ce n’est vraiment pas  fin. Alors que l’excès allait bien à Los Chidos, rendant son humour noir d’autant plus efficace, ici l’étalage de symboles religieux nous a un peu saoulé. L’histoire n’est pas très passionnantes non plus et on a plus d’intérêt pour la ville nocturne que pour les péripéties d’Amalia.

Du coup pour ceux qui voudraient découvrir l’univers cinématographique de ce musicien hors pair, vous l’aurez compris, on vous conseille plutôt Los Chidos.

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